Carnap et la question transcendantale, Paris, Vrin, 2021.

Quatrième de couverture : On connaît généralement Carnap pour ses travaux au sein du Cercle de Vienne, pour son influence sur la philosophie américaine de la seconde moitié du XXe siècle ou pour ses thèses empiristes radicales, vérificationnistes et réductionnistes.
C’est un autre Carnap qui est présenté ici : le philosophe allemand des années 1920 – de sa thèse de doctorat sur l’espace à la Construction logique du monde – déjà à la recherche d’une manière satisfaisante de combiner un empirisme radical avec la confiance dans le pouvoir de la logique de clarifier la constitution du monde, mais encore profondément marqué par le kantisme, le néokantisme voire la phénoménologie.
Derrière l’éclectisme affiché par Carnap dans ses premières œuvres, derrière sa volonté de concilier les différents points de vue philosophiques et scientifiques sur le monde et d’éliminer ainsi les pseudo-problèmes métaphysiques, ce livre tente de saisir une reformulation originale de la question transcendantale des conditions de possibilité de la connaissance et de l’expérience d’objets.
Lien : https://www.vrin.fr/livre/9782711629862/carnap-et-la-question-transcendantale
Recensions : 1. Par Anne-Marie Boisvert, revue Philosophiques, Volume 50, numéro 2, automne 2023, p. 397–407 : https://www.erudit.org/fr/revues/philoso/2023-v50-n2-philoso09293/1111084ar/
2. Par Bruno Leclercq, Revue de métaphysique et de morale, 2022/2 (N° 114), p. 273-280 : https://www.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2022-2-page-273.htm
Présentation au séminaire Actualités de la recherche phénoménologique (Archives Husserl de Paris, Ecole Normale Supérieure, octobre 2023) :
Avec Julien Farges et Dominique Pradelle, Édifier un monde : la notion d’Aufbau chez Carnap et en phénoménologie, Paris, SUP, 2021.

Quatrième de couverture : On associe la notion d’Aufbau à l’ouvrage Der logische Aufbau der Welt de Carnap. Cette assimilation n’a pourtant rien d’évident, d’une part parce que le titre même de l’œuvre n’a pas été véritablement choisi par Carnap, d’autre part parce que le concept même d’Aufbau n’apparaît presque nulle part dans le texte de 1928, où il se trouve remplacé par le concept de Konstitution ou de logische Nachkonstruktion. Cette substitution soulève la question suivante : la logique, ou plus précisément la « logistique » dont Carnap se réclame, peut-elle produire autre chose qu’une reconstruction ou post-construction du monde, et y a-t-il même un sens à parler d’une édification ou d’un Aufbau « logique » ?
Encore faut-il déterminer la nature exacte de cet Aufbau, ce qui implique d’effectuer un retour sur les origines du concept d’Aufbau dans la philosophie de langue allemande, et plus particulièrement dans la phénoménologie, du début duXXe siècle. Husserl semble jouer dans l’élaboration de ce paradigme un rôle de pivot, en introduisant dans la description phénoménologique le vocabulaire de la construction. C’est pourquoi une part de cet ouvrage consistera en une mise au jour de la prétention édificatrice de la phénoménologie husserlienne. L’intérêt de la notion d’Aufbau tient cependant au fait que, loin de se prêter uniquement à un usage phénoménologique, elle semble délimiter un champ extrêmement large qui rassemblerait aussi bien le néokantisme que le phénoménalisme, et dont les usages s’étendraient du premier post-kantisme jusqu’à la sociologie phénoménologique. Il s’agira donc, à travers l’archéologie du concept d’Aufbau, de mettre au jour l’unité d’une tradition philosophique allemande.
Recensions : 1. Dans la Revue philosophique de la France et de l’étranger, 2023/3 (Tome 148), pages 379 à 427 : https://www.cairn.info/revue-philosophique-2023-3-page-379.htm
Avec Laura Tavernier, Les limites du transcendantal, Paris, SUP, 2023.

Quatrième de couverture : Dans cet ouvrage, les auteurs interrogent les limites du transcendantal à la fois au sens conceptuel – les difficultés intrinsèques que recèle l’idée d’une structuration a priori de l’expérience, ainsi que les problèmes suscités par sa thématisation philosophique – et historique – la refonte du transcendantalisme au-delà des bornes chronologiques de la pensée kantienne, avec les reconfigurations plus ou moins profondes qui s’ensuivent.
Les douze articles qui le composent concernent la délimitation du transcendantal, la frontière entre l’empirique et le transcendantal (autour notamment de la question de l’historicité et de l’acquisition du transcendantal), le problème de la fondation des sciences et des limites épistémologiques du transcendantal, ainsi que la question de sa postérité et de ses réappropriations.
Traduction : Hermann von Helmholtz, Théorie de la connaissance : l’édition du centenaire, 1821-1921 (avec les notes critiques de Paul Hertz et Moritz Schlick), Paris, Vrin, 2022. Traduction intégrale reprenant la traduction des « Faits dans la perception » par C. Bouriau et G. Heinzmann, ainsi que celle des suppléments par A. Bienvenu.

Quatrième de couverture : « L’espace peut être transcendantal sans que les axiomes le soient ». Ce titre du deuxième supplément à l’article de 1878, « Les faits dans la perception », résume à la fois une des thèses majeures des quatre textes de théorie de la connaissance réunis dans ce volume, et la position très particulière de Hermann von Helmholtz (1821-1894) dans l’histoire de la philosophie de langue allemande. Physicien, psychologue, mathématicien, Helmholtz a toujours cherché à ancrer sa recherche scientifique dans les débats philosophiques de son temps ainsi qu’à déterminer sa propre place dans l’histoire des sciences dont il mesurait, en cette seconde moitié du XIXe siècle, les profondes révolutions.
C’est à ce titre que Moritz Schlick et Paul Hertz lui consacrèrent ce volume à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance, alors que la publication récente des travaux d’Einstein imposait à l’épistémologie un profond renouvellement. Dans leurs notes critiques approfondies, les deux éditeurs s’attachent à inscrire les thèses de ce « géant de l’esprit » dans la tradition philosophique, empiriste et kantienne, ainsi qu’à souligner le caractère précurseur de ses positions, en particulier sur le statut des axiomes géométriques et le rapport entre les mathématiques et la physique.
Livre pour enfants : Comment Husserl sauva la conscience, Paris, Les Petits Platons, 2022

Quatrième de couverture : Cette histoire palpitante permet de découvrir les fondements d’un des principaux courants de la philosophie contemporaine : la phénoménologie, développée par Edmund Husserl (1859-1938) pour supplanter les sciences de la nature qu’il jugeait inaptes à élucider le rapport de l’homme au monde.
En étudiant l’expérience vécue et les contenus de la conscience humaine, il parvint à rendre compte de l’activité de la pensée lorsqu’elle se pense elle-même et pense le monde. Sa postérité sera remarquable, de Heidegger à Sartre, Merleau-Ponty ou Paul Ricoeur…
Jusqu’aux jeunes lecteurs des petits Platons !